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La réaction de la CSD au portrait 360 sur les aspirations de la main-d’oeuvre

La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) accueille avec intérêt la publication du Portrait 360 sur les aspirations de la main-d’œuvre, rendu public plus tôt cette semaine par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS). Cet exercice nous fournit un panorama intéressant de ce que pensent les employeurs, mais surtout par le caractère unique du sondage qui nous offre pour une fois une vision provenant des travailleuses et des travailleurs.

Le Portrait révèle que les conditions de travail et la rémunération sont des facteurs majeurs qui contribuent au bonheur des employé-e-s et à leur rétention. « Faut-il encore le rappeler : si nos entreprises désirent être stables et productives, alors elles ont intérêt à accorder des conditions de travail non seulement compétitives, mais innovantes et qui tiennent compte des nouvelles réalités sociales », explique Luc Vachon, président de la CSD.

La CSD se questionne toutefois sur la perception positive qu’ont les employeurs en leurs capacités d’adaptation aux changements technologiques. « Notre expérience nous montre une réalité bien différente, déplore Luc Vachon. Nous sommes préoccupés par le trop faible niveau des investissements des entreprises québécoises en matière d’équipements et de technologies et les résultats du Portrait ne montrent pas que les entreprises ont conscience de ce problème. »

Le Portrait montre un décalage entre les perceptions et l’urgence de développer de nouveaux axes de formation, alors qu’encore aujourd’hui, le tiers de la main-d’œuvre québécoise estime ne pas avoir accès à la formation. « Le fait que des PME investissent moins en formation, ou que près du tiers de la main-d’œuvre estime ne pas y avoir accès est tributaire des restrictions passées qui ont limité l’action de la Loi du 1 %, s’insurge Luc Vachon. La formation de la main-d’œuvre est un enjeu majeur pour le développement économique et social. Il nous faut mettre en place de nouveaux moyens d’accès, adaptés aux réalités sociales et régionales, aux nouvelles formes d’organisations du travail, et favorisant le développement d’une culture de formation continue. »

Il est à la fois surprenant, mais rassurant de constater que la quasi-totalité des groupes de travailleurs et travailleuses sondés partage des enjeux similaires, ce qui nous laisse croire que les mesures qui seront développées sont susceptibles d’atteindre une grande part des travailleurs et d’être porteuses de grands résultats.