La Cour internationale de Justice (CIJ), la plus haute juridiction des Nations unies, a rendu hier un avis consultatif confirmant que le droit de grève est protégé par la Convention no 87 de l’Organisation internationale du Travail (OIT), qui porte sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical.
La Cour était saisie d’une demande visant à déterminer si cette convention, adoptée en 1948, protège implicitement le droit de grève. Elle conclut que le droit de grève des travailleuses et des travailleurs est bel et bien protégé par cette convention.
Cet avis pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations de travail partout dans le monde. Il confirme que le droit de grève fait partie intégrante de la liberté syndicale et de la négociation collective.
En reconnaissant que le droit de grève fait partie intégrante de la liberté syndicale et de la négociation collective, c’est reconnaitre que sans ce levier important, ces deux éléments permettant aux travailleuses et aux travailleurs d’améliorer leurs conditions de travail et de vie seraient considérablement fragilisés.
Comme on peut le lire dans la communication de la Confédération syndicale internationale (CSI), « le droit de grève est une composante essentielle de la liberté syndicale qui permet aux travailleurs et aux travailleuses de défendre leurs intérêts, d’obtenir un travail décent et d’agir pour des sociétés démocratiques. »
Rappelons qu’au Québec, le gouvernement de la CAQ a adopté la Loi 14 (projet de loi 89), qui vient limiter le droit de grève. Cette loi est actuellement contestée devant les tribunaux, notamment par la CSD.
Nous suivrons de près les impacts possibles de cette décision internationale ici au Québec.