Dans le cadre de la fin de l’étude détaillée du projet de loi 3, Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail, l’APTS, la CSD, la FAE, le SFPQ et le SPGQ sont indignées que le gouvernement maintienne le cap, malgré les mises en garde répétées du mouvement syndical.

En dépit des mémoires étoffés, de propositions concrètes et d’une participation de bonne foi aux consultations des organisations syndicales, le ministre a maintenu son projet de loi. Pire encore, il n’a même pas retenu les amendements nécessaires pour atténuer les impacts majeurs que cette attaque frontale du projet de loi 3 aura sur la démocratie syndicale et les contre-pouvoirs.

« Pendant qu’on s’acharne à affaiblir les organisations syndicales, on ne répond en rien aux véritables priorités sociales des Québécoises et Québécois. Derrière les belles paroles, l’intention est claire : complexifier le fonctionnement des organisations, semer la division et créer des tensions inutiles dans les milieux de travail. Cette ingérence traduit une méconnaissance profonde de la démocratie syndicale. Le ministre Boulet a gâché sa dernière chance de rétablir un minimum de dialogue social après une série d’attaques législatives. En agissant ainsi, il affaiblit délibérément les contre-pouvoirs que représentent notre mouvement. Au bout du compte, ce sont non seulement les travailleuses et les travailleurs, mais l’ensemble de la société qui en paieront le prix », ont dit d’une même voix : Robert Comeau, président de l’APTS, Luc Vachon, président de la CSD, Mélanie Hubert, présidente de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Christian Daigle, président général du SFPQ et Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.

Les cinq organisations réaffirment que partout où les syndicats sont reconnus comme des partenaires sociaux, ils contribuent à la justice sociale et au progrès collectif. Limiter leur rôle ne fera que fragiliser davantage l’équilibre démocratique.