Plus de 500 militantes et militants provenant des neuf principales organisations syndicales québécoises — l’APTS, la CSN, la CSD, la CSQ, la FAE, la FIQ, la FTQ, le SFPQ et le SPGQ — se réunissent aujourd’hui pour franchir une étape décisive des États généraux du syndicalisme : définir ensemble des solutions pour répondre aux défis actuels et futurs.
« Démarche collective sans précédent dans l’histoire du mouvement syndical, son thème – L’Union fait l’avenir – reflète pleinement notre démarche collective axée sur l’écoute et le partage d’idées. Alors que les droits des travailleuses et travailleurs sont attaqués, nous répondons par la solidarité et la volonté de renforcer l’action syndicale », déclarent conjointement les présidentes et présidents des organisations syndicales, Robert Comeau (APTS), Luc Vachon (CSD), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Julie Bouchard (FIQ), Magali Picard (FTQ), Christian Daigle (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ).
Les organisations syndicales en mode solution
Lancés il y a un an, les États généraux ont débuté par une vaste consultation menée auprès des membres de toutes les organisations syndicales. Cette démarche a permis d’identifier clairement les perceptions de nos membres et les défis auxquels est confronté le mouvement syndical.
Premier constat : pour la vaste majorité des travailleuses et des travailleurs consultés, le syndicalisme est toujours aussi essentiel, notamment pour continuer à lutter contre les inégalités sociales grandissantes et faire face à la crise du coût de la vie.
Parmi les thèmes abordés, la participation et l’implication des membres en dehors des périodes de négociation, le besoin de renforcer le rapport de force et la capacité de mobilisation des organisations syndicales ressortent comme des enjeux prioritaires. Ils seront au cœur des discussions durant le colloque.
Cette consultation révèle aussi l’importance d’accroître les efforts pour favoriser l’inclusion des jeunes, des personnes racisées ou immigrantes, des membres de la communauté 2ELGBTQIA+ et des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires. Elle met également en lumière le besoin d’assurer une démocratie syndicale toujours plus vivante dans toutes les organisations.
À partir de ces constats – et avec l’expertise du milieu universitaire – les personnes participantes mettront en commun leurs idées et leurs propositions afin de bâtir, au cours des prochains mois, un plan d’action inspirant, porté par des solutions concrètes pour l’avenir du syndicalisme québécois.
« Les consultations nous l’ont clairement montré : les membres veulent un mouvement syndical fort, inclusif et mobilisé. Ce colloque, c’est notre occasion de transformer leurs préoccupations en solutions concrètes. Ensemble, nous avons la responsabilité — et la capacité — de construire un rapport de force solide et un avenir syndical répondant aux aspirations de nos membres », concluent les présidentes et présidents.