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Le fureteur CSD – Vol. 16 – n°1 – Page 44 – Personnel de la CSD

Noëlline Albert
Par Jacqueline De Bruycker

Noëlline AlbertSecrétaire au bureau de Rimouski de la CSD Construction, Noëlline Albert a pris sa retraite le 1er février 2016, mettant résolument un terme à un parcours professionnel s’étendant sur quelque 40 années. « J’ai commencé à travailler à temps plein à l’âge de 17 ans comme secrétaire de direction. Pour moi, la retraite, c’est prendre enfin le temps de m’occuper de moi, prendre le temps de boire un café avec des amis, des membres de ma famille. Je n’ai pas de grands projets de voyage », affirme-t-elle.

Possédant un certificat d’études secondaires sténo dactylo, Noëlline Albert n’a cessé de perfectionner ses connaissances en management, comptabilité, travail d’équipe, gestion du temps en plus de suivre des cours sur les principaux logiciels utilisés en secrétariat. Elle a occupé différents postes de secrétaire de direction, notamment à la Fédération des caisses populaires Desjardins du Bas-Saint-Laurent de 1983 à 2001. Elle a également travaillé deux ans et demi à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) comme agente de secrétariat.

« Je faisais le suivi des dossiers des agents d’indemnisation, des conseillers en réadaptation, des médecins et des inspecteurs, mais ce dernier emploi n’était pas un poste permanent, si bien que quand j’ai entendu, par bouche à oreille, dire que la CSD Construction était à la recherche d’une secrétaire pour son bureau de Rimouski, j’ai posé ma candidature, je suis entrée en fonction en juillet 2005. »

Pendant près de 11 ans, « j’ai donné tout ce que je pouvais pour aider les membres du syndicat, j’avais réussi à établir un climat de confiance avec eux. Il me racontait leurs problèmes et je prenais le temps de vraiment les écouter, de leur fournir l’information dont ils avaient besoin, de les aider aussi notamment à se trouver du travail, mais pas juste ça. J’étais très proche des travailleurs, j’étais devenue pour eux comme une sorte de conseillère. C’était très valorisant », explique-t-elle en soulignant qu’elle était également parvenue à établir de bonnes relations avec les employeurs.

Mais le décès de deux proches parents survenu en un laps de temps très court l’oblige à prendre un congé de maladie. L’idée de la retraite commence tranquillement à faire son chemin, elle finira par s’imposer quand, à son retour, comme la Commission de la construction du Québec (CCQ) a pris en main le placement des travailleurs de la construction, sa charge et ses heures de travail sont réduites, les appels téléphoniques au bureau se faisant moins nombreux. « Ce sont les travailleurs qui ont fait les frais de ce grand changement, ce sont eux les grands oubliés », regrette-t-elle.

Des années passées à la CSD Construction, elle garde de bons souvenirs de ses consœurs et confrères de travail, se remémorant le soutien qu’ils lui ont apporté en différentes occasions. Mais des figures se dégagent, dont celle du président de la centrale, François Vaudreuil. « Il évoque pour moi l’image du père, c’est un homme tellement accueillant qui inspire confiance, j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à l’écouter parler ».

Elle garde aussi un excellent souvenir de Patrick Daigneault et de Daniel Laterreur qui se sont succédé à la présidence de la CSD Construction, « ce sont des hommes de parole et de courage », souligne-t-elle. ◼

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