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Le fureteur CSD – Vol. 16 – n°1 – Page 46 – Personnel de la CSD

Marc La Rue
Par Jacqueline De Bruycker

Marc La RueDétenteur d’un baccalauréat en relations industrielles et riche d’une solide expérience en gestion d’entreprises, Marc La Rue a joint la CSD en 1998. « Je travaillais à mon compte, ça m’obligeait à mener de front plusieurs contrats à la fois, c’était vraiment essoufflant comme rythme, je voulais changer de vie. »

À l’automne 1997, des opportunités d’emploi se présentent à lui, mais finalement, il retiendra l’offre de la CSD qui est à la recherche d’un conseiller syndical pour le service de la main-d’œuvre au bureau de Québec. Sa formation et son parcours professionnel le désignent pour ce poste. Ce qui l’attire aussi, c’est qu’il travaillera sur le terrain plutôt qu’enfermé dans un bureau. « J’avais une bonne connaissance des réseaux de l’emploi et de la main-d’œuvre. Je connaissais aussi le milieu syndical pour avoir occupé diverses fonctions au sein d’un syndicat local dans la fonction publique, entre autres, celles de président, de responsable du comité de grief, de l’information. Et par mes interventions de diagnostic ou en réingénierie des entreprises, j’étais régulièrement en contact avec des dirigeants syndicaux. »

En mars 1998, il entre en fonction. Comme son mandat à la CSD s’apparentait à ce qu’il avait fait précédemment, il s’intègre très rapidement. Il fait connaissance de Jocelyn Lavoie, qui occupait le même poste au bureau de Montréal et avec qui il a travaillé en étroite collaboration pendant une quinzaine d’années. « Nous formions une solide équipe, nous avons eu de très nombreux échanges, il s’est vite développé entre nous une grande complicité, qui ne s’est pas terminée quand Jocelyn a pris sa retraite en 2013. »

De tous les dossiers qu’il a eu à traiter au cours de ces années, deux dossiers occupent une place toute particulière, ceux de la fermeture de l’usine de Whirpool à Montmagny en 2004 et de la crise du bois d’œuvre, qui a frappé dès 2001. Ces événements l’ont surtout marqué, d’une part, par les efforts incessants déployés par la centrale pour trouver un acheteur qui aurait été en mesure d’exploiter l’ancienne usine de cuisinières électriques et d’utiliser sa main-d’œuvre qualifiée et, d’autre part, à cause de nombreux drames humains, sociaux qui ont été engendrés, plongeant des communautés, vivant de l’industrie forestière, dans la tourmente.

« Ce que j’ai surtout aimé durant toutes ces années passées à la CSD, ce sont les interrelations avec les gens, les relations avec les syndicats affiliés. Défendre les droits des travailleurs face à l’assurance-emploi, mettre en place dans une entreprise un comité de relance pour assurer le maintien d’un plus grand nombre possible d’emplois, c’est très stimulant. Quand un syndicat reconnaît l’implication de la CSD et l’aide que tu lui as apportée, ce témoignage de reconnaissance est ce qu’il y a de plus gratifiant. Ça donne tout son véritable sens au travail que tu accomplis », avoue-t-il.

Marc La Rue planifiait sa retraite depuis quelque temps déjà, mais il l’a finalement prise deux ans plus tard qu’il ne le prévoyait. Les sports, le vélo durant la belle saison, le ski l’hiver, figurent au programme de ce retraité. Il songe aussi à perfectionner son anglais, à faire un « road trip » en décapotable dans le sud des États-Unis tout en se cherchant une cause pour faire du bénévolat. ◼

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