Pourquoi devrais-je me syndiquer ? Améliorez votre situation

Le fureteur CSD – Vol. 16 – n°1 – Page 45 – Personnel de la CSD

Jean-Roch Larouche
Par Jacqueline De Bruycker

Jean-Roch LaroucheLe 13 août 2016, Jean-Roch Larouche, la jeune soixantaine, a tourné une page importante de sa vie, il a pris sa retraite. Conseiller syndical à la négociation, au soutien à la vie syndicale et à la syndicalisation et coordonnateur régional pour la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean, il a œuvré à la CSD pendant une douzaine d’années.

Mais l’engagement syndical de Jean-Roch Larouche remonte à bien plus loin. Membre du Syndicat des salariés de la scierie Péribonka de l’Ascension, il a successivement occupé, de 1982 à 2003, les fonctions de directeur, secrétaire et président. Il a également été membre du conseil de direction de la CSD comme représentant de la région Saguenay – Lac-Saint-Jean de 1992 à 2003.

Son parcours professionnel avait commencé quelques années plus tôt, en 1975. Avec en poche un diplôme d’études secondaires, il a travaillé jusqu’en 2003 comme opérateur d’équipement mobile à la scierie de Péribonka de l’Ascension, propriété à ses débuts d’Abitibi Price et, par la suite, d’Uniforêt.

« Tout au long de ces années, ce que j’ai le plus aimé de mon travail de conseiller, c’est la négociation. J’ai connu de belles victoires avec certains dossiers, j’ai décroché des gains intéressants, supérieurs à ce qui se donnait dans la région, mais j’ai aussi frappé des murs dans d’autres dossiers. Mais cela m’a permis de rencontrer des gens décidés à se tenir debout, à se battre pour améliorer leurs conditions de travail et de vie, des gens qui avaient de réelles convictions, qui croyaient en la CSD. Je n’ai jamais regretté mon engagement syndical. J’ai eu une belle vie », reconnaît-t-il.

Il ajoute que les relations du travail sont devenues de plus en plus difficiles. « Les employeurs ont durci le ton », lance-t-il. Le lock-out qui a frappé pendant trois ans les membres du Syndicat démocratique des employés de garage (SDEG CSD) Saguenay – Lac-Saint-Jean en est un parfait exemple, il craint qu’il ne fasse tache d’encre. Comme il a assuré la coordination de ce conflit de travail, il sait ce que les femmes et les hommes qui en ont été les victimes ont eu à traverser, à subir.

Jean-Roch Larouche a toujours accordé beaucoup d’importance à la formation syndicale. « La formation fait toute la différence, c’est le nerf de la guerre, ça nous fait avancer, ça permet aux travailleuses et aux travailleurs d’être autonomes, de se faire leurs propres opinions plutôt que d’adopter des idées toutes faites. »

De tous ceux qu’il a côtoyés au sein de la CSD, il évoque tout particulièrement François Vaudreuil, Serge Tremblay, « des hommes vraiment remarquables », mais aussi Robert Légaré, l’ancien secrétaire de la CSD, « il était d’approche facile, j’ai surtout apprécié son côté profondément humain » et Jocelyn Lavoie, ancien conseiller syndical à la main d’œuvre, « un gars avec des opinions bien tranchées, à qui j’ai souvent demandé conseil », fait-il remarquer.

Maintenant à la retraite, il entend consacrer une part importante de son temps à ses enfants et petits-enfants, il projette aussi effectuer de petits voyages tout en se promettant de profiter au maximum de la saison de la chasse avec son épouse. ◼

Retour à l’article principal