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Asbestos refuse le fatalisme : marche de solidarité de 3000 personnes
Asbestos, 27 novembre 2002 - Refusant le fatalisme et toujours dans l’attente de résultats tangibles malgré les représentations gouvernementales qu’ils ont répétées, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et le Syndicat national de l’Amiante d’Asbestos (SNAA) ont réuni quelque 3000 personnes issues de tous les milieux de la région pour rappeler fermement aux deux gouvernements que la communauté d’Asbestos attend un coup de pouce solide afin d’affronter les conséquences de la fermeture de la mine Jeffrey.
La première revendication, primordiale aux yeux de la CSD et du SNAA, consiste en la mise sur pied, par le gouvernement fédéral, d’un programme de soutien du revenu pour les travailleurs victimes de licenciement collectif.
Rappelons qu’à la mine Jeffrey d’Asbestos , deux tiers des 320 travailleurs ont plus de 55 ans et 83 % comptent plus de 30 ans de service. « Il faut permettre à ces travailleurs de vivre dans la dignité jusqu’à ce qu’ils atteignent 65 ans, afin d’éviter le déséquilibre social » d’affirmer François Vaudreuil, président de la CSD.
La seule proposition actuelle d’Ottawa, consistant en des mesures d’incitation au travail, est inadaptée à la réalité des travailleurs de la mine Jeffrey. « Il n’y a que le fédéral pour y croire. Comme si des ministres, entourés de savants technocrates, étaient les seuls à savoir ce qui est bon pour le peuple. Mais sur quelle planète vivent-ils? » de déplorer François Vaudreuil.
Autre mesure exigée par la CSD et le SNAA : le gouvernement provincial doit fournir une aide financière pour permettre d’usiner les 125 000 tonnes de minerais déjà extraites de la mine. « Cette mesure est tout aussi indispensable pour assurer une transition convenable pour les 320 travailleurs touchés par la fermeture » de poursuivre le président de la CSD.
Parallèlement, Québec doit consentir aux travailleurs de la mine Jeffrey les mêmes avantages que ceux réservés aux travailleurs des régions ressources lors de licenciement collectif, afin d’éviter qu’ils s’appauvrissent davantage.
Toutefois, ces mesures à elles seules, ne peuvent suffire à long terme. C’est pourquoi la CSD et le SNAA revendiquent une intervention énergique deux gouvernements pour supporter les forces vives du milieu oeuvrant à la diversification de l’économie locale et régionale.
L’humain avant l’économie
« Un événement aussi catastrophique que la fermeture de la mine Jeffrey n’est pas sans entraîner son lot de souffrances humaines et de détresse psychologique. Ces effets révoltants sont, pour la CSD, une source de motivation inlassable dans sa quête visant à mettre l’économie au service de la personne, plutôt que d’assujettir la personne au service de la sacro-sainte économie » de conclure François Vaudreuil.
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