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Pluralisme syndical dans la santé : l'État veut encore brimer la liberté de choix

Montréal, le 23 mai 2002 – « Le gouvernement du Parti québécois s’apprête, encore une fois, à brimer la liberté de choix des travailleuses et des travailleurs du réseau de la Santé et des Services sociaux », a déclaré aujourd’hui le président des Secteurs réunis des Affaires sociales de la Centrale des syndicats démocratiques (SAS-CSD), Jean-François Bérubé, en réaction à l’intention du ministre François Legault de diminuer le nombre d’accréditations dans les établissements du réseau.

« Le ministre paraît mal conseillé par des fonctionnaires vivant loin des multiples et différentes réalités vécues sur le terrain. Comment M. Legault peut-il croire qu’il pourra réduire le nombre d’unités syndicales sans heurter encore le personnel? Le pluralisme syndical est un principe qui apporte plusieurs avantages auxquels tiennent les travailleurs et les travailleuses », a renchéri Jean-François Bérubé.

« La liberté de choix quant à son allégeance syndicale s’est exercée lors de la dernière campagne d’adhésion, à l’automne dernier. Si les résultats sont demeurés à peu près les mêmes, c’est que les travailleuses et les travailleurs veulent que l’État respecte ce choix et assure cette liberté », ajoute-t-il.

Pour le SAS-CSD, les présumées difficultés de gestions évoquées par le cabinet du ministre ne tiennent pas la route. « Le Code du travail prévoit déjà les mécanismes nécessaires pour régler les difficultés de gestion ou les chevauchements que l’on évoque : l’employeur n’a qu’à démontrer de réelles difficultés de gestion devant le commissaire du travail. Si M. Legault veut accélérer les résolutions de problèmes, il n’a qu’à faire pression pour que la Commission des relations de travail soit mise en opération plus rapidement », suggère le président du SAS-CSD.

Une mesure préélectorale? Le SAS-CSD se questionne par ailleurs sur l’opportunisme électoral dont pourrait faire preuve le gouvernement en adoptant une loi visant à réduire le nombre d’unités syndicales.

« Le gouvernement s’apprêterait-il, dans un contexte préélectoral, à faire des cadeaux à certaines centrales, comme il l’a fait dans le cadre des fusions municipales? Verrons-nous à nouveau un gouvernement soi-disant social-démocrate brimer la démocratie syndicale au nom d’alliances électoralistes? Le prix à payer en serait l’affaiblissement de notre solidarité, ce qui est inacceptable alors que se pointent les négociations à l’horizon », conclut Jean-François Bérubé.

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