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La CSD applaudit la politique de formation continue

Montréal, le 2 mai 2002 – La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) applaudit la politique gouvernementale d’éducation des adultes et de formation continue rendue publique ce matin.

« Le passage vers une société du savoir crée l’obligation d’une éducation continue échelonnée sur toute une vie. En ce sens, cette nouvelle politique était grandement attendue puisqu’elle s’avère nécessaire pour le développement social et économique du Québec », a déclaré le président de la CSD, François Vaudreuil.

Pour la CSD, le défi qui attend l’application de la politique consiste à permettre à tous les travailleurs, en emploi ou non, d’avoir un meilleur accès à une formation qualifiante et transférable.

« Les exigences génériques en emploi ont beaucoup changé au cours des dernières années. Aujourd’hui, la nécessité de travailler en équipe, la capacité de résoudre des problèmes ainsi que la capacité d’adaptation aux nouvelles technologies sont des pré-requis que chacun doit pouvoir acquérir afin d’améliorer son employabilité de même que ses perspectives d’avenir», de poursuivre le président de la CSD.

« Les travailleuses et travailleurs qui ne se forment pas risquent, à l’ultime, d’être déclassés, voire exclus : de 1990 à 1999, 80 % des nouveaux emplois ont été décrochés par des personnes ayant un diplôme d’études post-secondaires, alors que 90 % des emplois perdus, pendant la même période, étaient occupés par des personnes qui avaient une cinquième secondaire ou moins », d’insister François Vaudreuil.

« Cette politique est d’autant plus justifiée que les seules mesures incitatives ont été un échec : entre 1990 et 1995, le gouvernement québécois accordait des crédits d’impôts aux employeurs qui donnaient de la formation et pourtant, à peine 2,5 % d’entre eux s’en sont prévalus », a-t-il conclu.

Rappelons que la formation est un dossier prioritaire à la CSD depuis sa fondation, il y a 30 ans. Elle est à la base du principe d’autonomie qu’elle promeut et qu’elle accorde à ses syndicats affiliés.

La CSD représente 60 000 travailleuses et travailleurs dans tous les secteurs de l’économie québécoise.

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