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Fête internationale des travailleurs et des travailleuses
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Le plan fédéral d’aide aux secteurs forestier et manufacturier
« Encore une fois, le gouvernement Harper rate la cible »

François Vaudreuil, président de la CSD

Montréal, le jeudi 10 janvier 2008 – Le premier ministre Harper rate encore une fois la cible avec le plan d’aide annoncé aujourd’hui. Ce plan aurait dû viser prioritairement à soutenir les travailleurs touchés par les fermetures d’entreprises dans les secteurs forestier et manufacturier, et ce, par la création d’un programme de soutien du revenu pour les travailleuses et les travailleurs âgés victimes de licenciement collectif ou de fermeture de leur entreprise. Ces gens qui ont travaillé dur toute leur vie se voient encore une fois confrontés à un programme qui exigera d’eux qu’ils aillent se former dans l’espoir de trouver un emploi dans un autre secteur. « Ces travailleurs n’en sont plus là, ils ont atteint, voire dépassé, l’âge de 55 ans et leurs compétences ne sont plus en demande sur le marché du travail. Ils souhaitent donc pouvoir se retirer du marché du travail dans la dignité avec un soutien du revenu décent jusqu’à l’âge de la retraite. Quand le gouvernement Harper comprendra-t-il enfin le message? », a demandé François Vaudreuil, le président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Le plan annoncé comporte aussi d’autres vices. Le Fonds en fiducie pour le développement communautaire annoncé vise, entre autres, à combler les pénuries de main-d’œuvre locales ou régionales recensées. Or, pour la CSD, même si des pénuries dans certains secteurs sont réelles, il ne fait aucun doute que l’urgence est de soutenir celles et ceux qui perdent leur emploi et que les fonds doivent être accordés à cette fin. « Nous faisons vraiment face à un gouvernement qui ne sait pas établir les bonnes priorités », a ajouté M. Vaudreuil.

Puis, de répartir les fonds disponibles en fonction du nombre d’habitants n’a aucun sens parce que les pertes d’emplois sont concentrées dans quelques provinces seulement. Ainsi, le Québec n’aurait droit qu’à moins du quart des fonds, alors que le tiers des emplois du secteur forestier canadien sont concentrés au Québec, une iniquité sans nom. Et l’Alberta, qui est en plein boom économique, aurait droit à un peu plus de 10 % des fonds pourtant destinés à aider les secteurs qui subissent des pressions liées aux fluctuations du taux de change ou à un fléchissement de la demande. « C’est un non-sens », a conclu M. Vaudreuil.


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