Centrale des syndicats démocratiques
dans le WWW
dans csd.qc.ca
Fête internationale des travailleurs et des travailleuses
Pour un Québec Équitable


Fête internationale des travailleurs et des travailleuses

Publications

Communiqués de presse

Rejet des offres patronales et vote de grève
Le Syndicat des employé-e-s des aéroports de Montréal (CSD) en a assez de la lenteur et de l’entêtement de l’employeur

Montréal, le vendredi 27 octobre 2006 – C’est dans une proportion de 96 % que les membres du Syndicat des employé-e-s des aéroports de Montréal affilié à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), présents à l’assemblée générale de jeudi soir, ont rejeté les offres patronales. De plus, c’est à 97 % qu’ils ont également voté en faveur des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève illimitée.

La convention collective de travail liant les deux parties est échue depuis le 31 mars 2005. Depuis il y a eu 24 rencontres de négociation. Le 16 mai 2006, l’employeur demandait la conciliation. Depuis le mois de juillet 2006, 8 rencontres ont eu lieu avec le conciliateur M. Réjean Bercier. Le 5 octobre dernier, l’employeur soumettait ses offres globales et finales au syndicat. Ce dernier soumettait donc ces offres à ses membres hier soir, à Montréal.

Devant l’acharnement de l’employeur à vouloir infliger aux salariés une augmentation de 1 % de leur participation au régime complémentaire de retraite en plus d’attaquer l’universalité du régime en proposant une clause orphelin aux nouveaux salariés, devant une offre inacceptable d’augmentation de salaire au dessous de l’indice des prix à la consommation, devant l’entêtement de l’employeur à ne pas vouloir donner suite aux améliorations proposées par le syndicat quant aux clauses de sous-traitance, le syndicat n’avait d’autre choix que de refuser en bloc les offres de l’employeur.

« C’est toujours la même chose avec les représentants de l’employeur. Au lieu de négocier de bonne foi, ils s’entêtent à nous faire reculer. Bravo, ils nous proposent une augmentation de 2 % par année, mais en même temps ils nous demandent d’augmenter notre participation au régime de retraite de 1 %, sans nouveaux avantages. L’augmentation n’est vraiment plus la même. En plus, ils veulent s’attaquer à l’universalité du régime en proposant une clause orphelin pour les nouveaux. En 2006, c’est inacceptable. Ils veulent toujours se prévaloir des possibilités de sous-traiter comme ils le veulent, mettant en danger des emplois de qualité, des emplois décents, et ce, dans un domaine où l’on se doit de savoir à qui on a affaire. S’il faut aller jusqu’à la grève pour leur faire entendre raison, on ira! », a lancé Wayne Wilson, permanent syndical au maintien pour la CSD.

Le Syndicat des employé-e-s des aéroports de Montréal (CSD) représente 220 salariés (155 réguliers temps plein et 65 saisonniers) affectés notamment à la maintenance, opérateurs d’équipements, plombiers, électriciens, mécaniciens, régulateur de trafic au sol et au déneigement des pistes en hiver.


Haut de la page