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Le Syndicat du textile de Montmagny inc. (CSD) s’exprime sur la fermeture de Consoltex L’autopsie d’un gros mensonge
Montmagny, le mercredi 10 mai 2006 – À la suite de l’annonce du Président directeur-général de Consoltex, Marcel Thibault, à l’effet que l’usine de Consoltex à Montmagny fermerait définitivement ses portes le 28 juillet prochain, Michel Guillemette, président du Syndicat, a tenu à faire connaître ses réactions. « Depuis le début des déboires de l’employeur, nous avons été victimes d’un mensonge énorme. On a tenté de nous faire croire n’importe quoi! On nous a dit qu’on voulait garder de la production ici, on nous a dit qu’on gardait des machines au cas où la production reprendrait, on nous a menti sur toute la ligne… Tout ce temps, l’employeur savait qu’il allait fermer, qu’il ne tiendrait pas ses promesses… Il a acheté du temps, pour se trouver d’autres fournisseurs et puis il nous a dit de rentrer chez nous. C’est ça qu’on est rendu, nous-autres, les travailleurs du textile, les travailleurs du secteur manufacturier, on est de la main-d’œuvre jetable. » Marc Langlois, coordonnateur régional CSD, a tenu à expliquer comment, du côté syndical, ils doutaient fortement d’une possibilité que l’usine reste ouverte. « Consoltex est spécialisée en vêtement de performance extérieure. Quand elle a décidé de transférer sa production à Cowansville, nous étions certains que l’usine de Montmagny ne pourrait survivre, malgré les dires de l’employeur, malgré le fait qu’il clamait qu’il ferait tout pour se réorganiser. Comment une grande usine employant 125 personnes pouvait-elle supporter la production de quelque 25 salariés. Même qu’à la fin, il n’y avait que 12 personnes au travail et 13 autres en mise à pied. Ça ne pouvait pas continuer, c’était impossible. Malgré cela, M. Thibault s’est entêté à mentir aux salariés toujours en poste afin de presser le citron jusqu’à la toute fin. » « Et le pire dans toute cette affaire, c’est que les 25 personnes toujours à l’emploi de Consoltex ne pouvaient pas profiter du comité de reclassement. Ce sont d’ailleurs ceux avec le plus d’ancienneté, ceux qui auront probablement le plus de difficulté à se replacer. Pendant tout ce temps, la direction a profité d’eux, elle ne s’est pas préoccupée de leur avenir. Et ce qui est le plus odieux, c’est que le PDG de la compagnie n’ait pas eu le courage de rencontrer tous les salariés. Il s’est contenté de faire écrire un petit mémo près du « punch ». Il n’a jamais averti les travailleurs en mise à pied. C’est triste pour tous les travailleurs, pour Montmagny et, surtout, c’est triste de constater que des personnes ayant investis autant d’années dans le succès d’une entreprise soient traitées comme des denrées jetables », a conclu Christian Beaudoin, de la Fédération des syndicats du textile et du vêtement (CSD).
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