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En plein cœur du vote d’allégeance syndicale Le SAS-CSD fait le point sur les gros dossiers de l’heure dans le Réseau de la Santé et des Services sociaux (RSSS)
Granby, le jeudi 21 avril 2005– Réunis en assemblée sectorielle depuis hier matin à l’Hôtel Le Castel de Granby, les dirigeantes et dirigeants des syndicats du Secteurs réunis Affaires sociales (SAS) affiliés à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) font un premier bilan des chambardements causés par la mise en application de la Loi 25 et, plus directement, de la Loi 30 qui vise la reconfiguration des unités de négociation et l’établissement d’un nouveau régime de négociation.
«C’est certain que le vote d’allégeance syndicale est à l’ordre du jour. Comment y échapper?», lance Jean-François Bérubé, président du SAS-CSD. «Nous sommes déterminés à montrer au gouvernement que malgré ses lois inacceptables, les syndicats affiliés à la CSD sont prêts à tout pour faire valoir leurs droits. D’autres sujets d’importance sont également sur la table : l’équité salariale, la négociation provinciale et le programme d’aide aux employés. N’oublions jamais que les gens du Réseau accusent un retard de 12 % de leur pouvoir d’achat par rapport aux salariés du secteur privé. Il est grand temps d’agir et nous, à la CSD, on vous assure que ça va bouger.»
Inconstitutionnalité du bâillon - La CSD en appel
Le 14 avril dernier, la CSD et plusieurs autres organisations syndicales demandaient officiellement une révision de la décision rendue par la Commission des relations du travail (CRT), le 23 mars précédent, concernant la validité de la Loi 30. La décision rejette les requêtes visant à déclarer inopérante la Loi concernant les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales et modifiant la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic et à déclarer inconstitutionnelle la procédure du bâillon imposée aux députés de l’Assemblée nationale lors de son adoption. Des requêtes seront déposées à cet effet devant la Cour supérieure.
«Malgré notre requête devant la Cour supérieure, le vote d’allégeance syndicale suit son cours. À la CSD, nous avons mis sur pied une équipe et des stratégies visant à renforcer notre position dans le RSSS. À la lueur de la grande participation à cette assemblée sectorielle et, surtout, à voir les efforts et l’énergie déployés par tous les membres des syndicats affiliés, touchés par cette réorganisation majeure, plus que jamais, nous sommes convaincus que nous devons nous battre afin de faire reconnaître nos acquis. Je suis vraiment touché de pouvoir compter sur des personnes aussi déterminées qui, jour après jour, démontrent leur fierté et leur engagement», de conclure Claude Faucher, vice-président de la CSD.
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