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Le budget 2009-2010 de Madame Jérôme-Forget - La CSD émet des doutes sur l’ampleur suffisante des mesures annoncées
Montréal, le 19 mars 2009 – La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) accueille avec réserves le budget 2009-2010 de madame Jérôme-Forget. « S’il était nécessaire de faire un déficit pour stimuler l’économie grâce aux dépenses en infrastructures, celles-ci auraient dû être plus élevées pour donner un réel coup de barre au plan de la création d’emplois », a déclaré François Vaudreuil, le président de la CSD.
Donc, le niveau des investissements en infrastructures pose problème et leur grande concentration sur les routes et autoroutes du Québec aussi. L’idée n’est pas de réduire les sommes affectées aux routes, mais bien d’augmenter celles affectées à l’éducation, aux infrastructures municipales et au transport en commun.
Maintenir les versements au Fonds des générations nous apparaît être une erreur. « Le Fonds a été créé pour amoindrir le poids de la dette sur les générations futures. Or, ne pas utiliser cet argent aujourd’hui pour stimuler l’économie risque d’avoir pour résultat d’accroître la dette puisque, si le taux de chômage augmente, les revenus du gouvernement vont baisser plus que ce que madame Jérôme-Forget a prévu », a expliqué M. Vaudreuil. Une partie de cet argent aurait dû servir à accroître les investissements pour lutter contre le décrochage scolaire, à la lumière du rapport Ménard déposé mardi, puisqu’il est estimé que ne rien faire coûte 120 000 $ par année par décrocheur au gouvernement.
La CSD est par ailleurs heureuse que la ministre n’ait pas annoncé de hausses de tarifs dès cette année parce qu’il aurait été désastreux d’enlever de l’argent de la poche des gens au moment où tout le monde souhaite qu’ils se remettent à dépenser pour stimuler l’économie. Par ailleurs, si certains tarifs peuvent être dégelés sans trop d’impact sur les plus démunis, ce n’est pas le cas des tarifs d’Hydro-Québec, par exemple. La CSD restera vigilante à cet égard.
L’aide à l’industrie forestière, bien que bienvenue, ne nous apparaît pas à la hauteur des problèmes que vit cette industrie à l’heure actuelle, elle qui a déjà été affectée par le conflit du bois d’œuvre et par l’envolée de la valeur du dollar canadien.
La bonne nouvelle du discours sur le budget est le demi-milliard de dollars additionnels affectés à la formation des travailleurs. « Il n’y a rien de plus décourageant pour quelqu’un qui a perdu son emploi de ne pas être appuyé financièrement jusqu’au bout de son parcours de formation. Les sommes additionnelles vont permettre à beaucoup de gens de terminer leur formation et à trouver un nouvel emploi plus facilement », a conclu M. Vaudreuil.
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