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Budget Flaherty 2009-2010 - La CSD déplore le fait que ce budget n’aide pas les plus vulnérables

Montréal, le 27 janvier 2009 – Selon la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le budget que vient de présenter le gouvernement de Stephen Harper rate encore une fois la cible. Il ne réussit ni à venir en aide aux plus vulnérables ni à relancer solidement l’économie.

D’une part, en ne mettant pas sur pied le Programme de soutien du revenu pour les travailleuses et les travailleurs âgés (PSRPTA) réclamé par les centrales syndicales québécoises, le gouvernement Harper continue de faire comme si les travailleurs pouvaient se trouver un emploi à tout âge, comme si les mesures actives convenaient à tout le monde. « Or, ce dont ont besoin les travailleuses et les travailleurs âgés qui perdent leur emploi et dont les compétences acquises sont trop éloignées de celles requises aujourd’hui sur le marché du travail, c’est d’un programme qui leur offrira un soutien du revenu décent qui leur permettra de rester dans leur coin de pays et stimuler l’économie locale par leurs dépenses », a déclaré François Vaudreuil, président de la CSD.

Le gouvernement Harper ne bonifie que superficiellement le régime d’assurance-emploi en prolongeant la période de prestations de cinq semaines. « Ce n’est pas mauvais en soi, mais en quoi cela aide-t-il tous ceux et toutes celles qui ne réussissent pas à travailler assez d’heures pour avoir accès aux prestations. Il aurait fallu que le gouvernement réduise considérablement le nombre d’heures de travail pour se qualifier au régime », a expliqué M. Vaudreuil.

Le soutien offert au secteur forestier (170 millions$ sur deux ans), très important au Québec, est sans commune mesure avec ce qui est annoncé pour l’industrie automobile et le Sud de l’Ontario (3,7 milliards $). « Le gouvernement Harper envoie donc le signal qu’il a abandonné les travailleurs de la forêt, ce que nous trouvons déplorable », a continué M. Vaudreuil.

Seuls les investissements en formation trouvent grâce à nos yeux.

D’autre part, pour ce qui de la relance de l’économie, en s’entêtant à accorder des baisses d’impôt, le gouvernement Harper se prive de revenus de manière permanente, des revenus qui auraient été mieux utilisés en dépenses d’infrastructures, tous les économistes s’entendent là-dessus.

Il est aussi désolant de constater que, pour les Conservateurs, l’environnement est considéré comme un obstacle à l’économie plutôt qu’un tremplin vers l’économie de demain. Les investissements en environnement sont ridiculement bas et inclus des mesures qui vont même à l’encontre de la protection de l’environnement.

De plus, le gouvernement Harper a choisi de ne pas répondre aux demandes unanimes de l’Assemblée nationale du Québec en matière de péréquation, accentuant ainsi la pression sur les finances publiques du Québec qui a des responsabilités fiscales encore plus grandes que celles d’Ottawa.

Enfin, la volonté réaffirmée du gouvernement Harper de laisser le règlement de l’équité salariale aux aléas de la négociation collective est aussi à déplorer. L’équité est un droit, pas une matière à négocier.

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