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Selon la CSD, Harper s’est montré incapable de gouverner au nom de tous
Montréal, le 3 décembre 2008 – Restreindre les dépenses, attaquer le processus démocratique, supprimer la possibilité du recours à la grève pour les fonctionnaires fédéraux et empêcher l’atteinte de l’équité salariale, telle a été la réponse du gouvernement Harper à la crise économique qui nous menace. Au lieu de stimuler l’économie, ce gouvernement, au nom de la supposée rigueur budgétaire, utilise la crise pour tenter de convaincre la population que la démocratie, ça coûte trop cher. M. Harper s’est donc montré incapable de s’élever au-dessus des intérêts partisans, ce qui lui aurait commandé de collaborer avec les partis d’opposition, comme il l’avait promis dans les jours ayant suivi l’élection.
Par contre, pour la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le programme contenu dans l’« accord politique pour remédier à la crise économique » signé le 1er décembre démontre que les trois partis de l’opposition, eux, sont véritablement à l’écoute des Canadiens et des Canadiennes et qu’ils entendent apporter des solutions pertinentes à la crise actuelle. « C’est en stimulant l’économie que nous sortirons de la crise, pas en l’asphyxiant, comme se proposait de le faire le gouvernement Harper, et c’est en soutenant les gens les plus durement touchés par la crise que nous pourrons tenter d’empêcher la croissance des inégalités dans notre société, une iniquité qui serait néfaste à une sortie de crise honorable pour l’ensemble de la population », de mentionner le président de la CSD, M. François Vaudreuil.
À la CSD, deux mesures annoncées par la coalition nous plaisent particulièrement parce que nous militons depuis plusieurs années pour les faire adopter. D’une part, il est plus que temps de mettre en œuvre un programme de soutien du revenu pour les travailleuses et les travailleurs âgés pour celles et ceux qui perdent leur emploi et qui n’ont pas espoir d’en trouver un autre à cause de l’écart trop grand entre leurs compétences et celles qui sont exigées aujourd’hui sur le marché du travail. Les mesures actives, dans ces cas-là, ne sont d’aucune utilité et on doit plutôt permettre à ceux et celles qui ont dû quitter l’école très tôt pour devenir soutien de famille de vivre dans la dignité une transition vers la retraite, appuyés en cela par l’ensemble de la collectivité. La crise doit être aussi l’occasion de se serrer les coudes, pas celle de remettre en cause des droits fondamentaux.
D’autre part, les propositions de modifications à l’assurance-emploi sont également les bienvenues, notamment l’élimination du délai de carence de deux semaines avant de pouvoir toucher des prestations, car elles permettront à ceux et celles qui perdront leur emploi d’avoir un revenu plus stable à la suite de cette période difficile.
« Les mesures de stimulation de l’économie, comme l’accélération du versement des montants dévolus au programme de renouvellement des infrastructures, la construction et la rénovation de logements et des investissements pour aider à la reconversion / adaptation des secteurs durement touchés par la crise, nous apparaissent aussi essentielles à mettre en œuvre à cause de l’urgence qu’il y a à agir face à la crise économique » de conclure François Vaudreuil.
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