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La négociation sur le bois d’œuvre, une conclusion désolante

Déraisonnable et injustifiée, c’est en ces termes que le gouvernement du Québec a dénoncé la décision finale du Département du commerce des États-Unis (DOC) d’imposer des droits compensateurs et antidumping de 20,83 % sur le bois d’œuvre canadien exporté aux États-Unis.

La ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade a exprimé la déception du gouvernement face à cette décision, en ajoutant que tout était mis en œuvre « pour que le Québec maintienne entièrement son accès au marché américain. C’est pourquoi nous poursuivons nos démarches, en collaboration avec le gouvernement fédéral, pour arriver à une entente négociée avec les États-Unis ».

De son côté, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette a réaffirmé l’intention du gouvernement de défendre les entreprises, les travailleuses, les travailleurs et les communautés touchés par cette décision, soulignant l’importance qu’a l’industrie du bois d’œuvre ainsi que les activités qu’elle génère pour la vitalité de l’économie du Québec.

Quant à la Fédération des municipalités du Québec (FMQ), elle demande à Québec de continuer ses démarches afin de faire reconnaître son régime forestier particulier pour que le Québec soit exclu de l’imposition de tout droit compensateur. S’adressant à la fois à Québec et à Ottawa, il leur a demandé de maintenir les programmes de prêts et de garanties de prêts qu’ils ont mis en place et de s’assurer que les entreprises puissent recevoir les sommes rapidement.

« Depuis 35 ans, les États-Unis accusent le Canada de subventionner ses producteurs. Les tribunaux ont toujours tranché en notre faveur, mais la crise persiste et nos régions en souffrent. Nos producteurs en subissent les contrecoups, et se voient imposer des tarifs punitifs et exorbitants sur leurs exportations. Aujourd’hui, ce n’est pas une baisse de tarifs que l’on souhaite, c’est une absence de tarifs », d’affirmer Alexandre Cusson, premier vice-président de la FMQ et maire de Drummondville.

Réaction de la CSD
C’est sans surprise que le président de la CSD, Luc Vachon a accueilli la nouvelle. « Depuis 35 ans, l’objectif des États-Unis a toujours été de fragiliser l’industrie forestière canadienne, tout particulièrement celle du Québec, causant des torts irréparables à ce secteur de notre économie, comme à des milliers de travailleuses et de travailleurs qui y œuvrent, à des dizaines de communautés qui en vivent  », souligne-t-il.

Il ajoute que la CSD entend poursuivre ses pressions afin que les gouvernements québécois et canadien maintiennent les mesures de soutien qu’ils ont mis en place pour les entreprises et les travailleuses et travailleurs affectés par cette situation et, au besoin, en élaborent d’autres. « Il faut éliminer ou, à tout le moins, réduire au minimum les impacts de l’imposition des tarifs compensateurs jusqu’à ce que le dossier soit réglé. La situation est sérieuse, il y va de l’avenir de nombreuses communautés et de milliers de familles », a-t-il affirmé

Mais il est important, selon lui, que les gouvernements revendiquent des mécanismes de règlement des conflits découlant de l’Accord Canada – États-Unis sur le bois d’œuvre afin de mettre fin à la crise qui persiste entre les deux pays depuis une trentaine d’années.