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Le lock-out du SDEG : Un an de luttes de solidarité

C’est par un geste de solidarité hautement symbolique que la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) a souligné, le 28 février dernier à Chicoutimi, le premier anniversaire du conflit de travail qui a jeté à la rue les quelque 450 membres du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay–Lac-Saint-Jean (SDEG)  (CSD).

« Exceptionnellement, la CSD a décidé de tenir une réunion de son Conseil de direction au Saguenay – Lac-Saint-Jean. Les membres du conseil, des femmes et des hommes qui représentent différentes régions du Québec et différents secteurs d’activité professionnelle, sont venus livrer aux lock-outés un vibrant message de solidarité et d’appui de la part des 75 000 membres qu’ils représentent. Par leur présence à leurs côtés, ils ont démontré leur soutien inébranlable à la lutte qu’ils mènent inlassablement depuis un an pour défendre leur emploi, leur qualité de vie », a expliqué le président de la CSD, François Vaudreuil.

Dans une atmosphère pétrie d’émotion et de fraternité, les membres du conseil ont pu échanger avec les délégués du SDEG, ce qui leur a permis de mieux saisir les enjeux de cet inqualifiable conflit de travail, ainsi que la difficile réalité à laquelle les travailleuses et les travailleurs sont confrontés depuis un an.

GBouchard-SDEG

François Vaudreuil s’est également adressé aux délégués, brossant un tableau des plus réalistes de la situation, s’en prenant particulièrement aux concessionnaires d’automobiles dont la décision de recourir à un lock-out demeure, un an après, tout aussi illogique qu’inexplicable, refusant toute ouverture, boycottant toute tentative de négociation, voire de conciliation. En compagnie du président du SDEG, Georges Bouchard, il a ensuite rencontré les journalistes et répondu à leurs questions.

Prenant la parole, Georges Bouchard a exprimé toute la fierté qu’il éprouvait à représenter des membres aussi extraordinaires par leur farouche détermination et leur formidable courage. « Leur ténacité à se battre n’a pas faibli et ne faiblira pas jusqu’au dénouement du conflit. Quels que soient les obstacles rencontrés, ils resteront debout pour conserver leurs acquis», a-t-il affirmé.

Il a aussi souligné le vaste mouvement de solidarité qui n’a cessé de s’agrandir d’abord à l’échelle de la région, puis à l’ensemble du Québec, alors que de plus en plus de syndicats, peu importe leur allégeance syndicale, multiplient les gestes concrets de solidarité et que de plus en plus de personnes appuient la cause des lock-outés. « Il n’y a pas de petit geste de solidarité. Quel que soit l’appui que vous nous apporterez, il contribuera à nous soutenir dans notre bataille pour travailler et vivre dans le respect et la dignité. Merci à tous. »