La CSD : un acteur social engagé
ZLÉA-Libre échange
« Au Sommet des Amériques de Québec, les chefs d'États ont dû inscrire à leur ordre du jour le développement d'une charte démocratique! »
Les tenants de la mondialisation maintiennent que la croissance économique que nous vivons présentement est due au libre-échange conclu avec le Mexique et les États-Unis (ALÉNA). Ils soutiennent de plus que la globalisation est un mouvement auquel on ne peut résister.
Mais la bonne performance de notre économie est, somme toute, bien relative. Les effets néfastes de la ZLÉA (Zone de libre-échange des Amériques) terniraient rapidement cette image apparente de santé. Copie conforme de l'ALÉNA, ce dernier projet aurait un impact beaucoup plus dévastateur étant donné les disparités sociales, politiques et culturelles qui existent entre les 34 pays participants.
Déjà, l'écart se creuse entre les riches et les pauvres et on assiste au sacrifice du bien commun au profit du capital. Ce qui nous menace, c'est un véritable recul de la démocratie, le mépris des droits humains, sociaux, syndicaux et environnementaux. Ce qui nous attend, c'est la diminution des emplois stables et bien rémunérés et une législation sur les normes du travail de moins en moins respectée. Pourtant, le commerce ne devrait pouvoir se développer qu'en fonction de sa contribution à la réduction de la pauvreté et à la promotion des droits humains.
Les enjeux de la ZLÉA sont trop importants pour que nous laissions quiconque décider pour nous de notre avenir. Il devient urgent de mondialiser les solidarités afin de faire contrepoids au pouvoir des multinationales et à la suprématie de la loi du marché.
Nous demandons :
- que les populations aient la possibilité de bâtir une intégration continentale au visage humain, empreinte de justice, d'égalité, de dignité et de démocratie;
- que le modèle privilégié soit centré sur le développement durable, les droits humains et le bien commun afin de protéger efficacement l'environnement, les acquis sociaux et culturels des populations ainsi que les droits reliés au travail.
Nous agissons :
- en faisant front commun avec les autres organisations syndicales, les mouvements populaires et les groupes de femmes pour élaborer et promouvoir des alternatives à la mondialisation telle que proposée par le projet de ZLÉA;
- en participant aux divers sommets, forums et manifestations, expressions de la solidarité continentale;
- en tissant un réseau de solidarité avec les organismes affiliés à la Confédération mondiale du travail (CMT) dont elle est membre, ainsi qu'avec la Centrale latino-américaine des travailleurs (CLAT) et le Réseau québécois sur l'intégration continentale (RÉQUIC);
- en poursuivant nos démarches pour favoriser le développement du commerce équitable;
- en travaillant à renforcer et à consolider le mouvement syndical des Amériques autour de la coopération entre les peuples;
- en pressant le gouvernement du Québec de surveiller de près la transmission d'information relative à la ZLÉA et d'exiger la transparence, soit la publication des textes qui font l'objet de négociations;
- en élaborant des mécanismes de surveillance des agissements des entreprises multinationales et des gouvernements pour veiller au respect des droits humains et du travail;
- en fournissant information et formation aux membres des syndicats affiliés sur la ZLÉA et les possibilités d'action;
- en s'assurant du partage équitable de la richesse créée par le commerce international.
Pour en savoir plus...
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