Centrale des syndicats démocratiques
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8 mars 2010
Journée internationale
des femmes


8 mars 2010 - Journée internationale des femmes

Qu'est-ce que la CSD

Historique

Au début des années 70, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est secouée par une grave crise qui se traduit par le départ de près de 100 000 membres. Plus de 30 000 d'entres eux choisissent de s'associer pour créer un nouveau courant syndical leur permettant d'exprimer leurs attentes et leurs besoins, dans le plus grand respect de la démocratie.


Une vue partielle du Congrès de fondation qui a eu lieu les 8, 9 et 10 juin 1972,
au Pavillon de la jeunesse à Québec

Ces milliers de travailleuses et de travailleurs, en quête de solutions, reçoivent l'appui indéfectible de trois des dirigeants de la CSN, à cette époque, messieurs Paul-Émile Dalpé, Jacques Dion et Amédée Daigle. Ensemble, ils mènent à bien leur projet et mettre de l'avant une nouvelle alternative syndicale au Québec, issu des travailleuses et des travailleurs de la base.

C'est en ces termes que les fondateurs décrivaient ce geste des plus courageux :

« Incapables de mettre en commun nos valeurs, incapables de s'identifier à l'action collective entreprise par le mouvement syndical traditionnel, révoltés d'être sans pouvoir, avides d'expression, les travailleuses et les travailleurs ont fondé la CSD pour se doter d'un nouveau mode d'action démocratique afin de changer les conditions d'existence opprimantes. »

Ainsi naît la CSD, le 8 juin 1972, suscitant un vent de changement dans le cours de l'histoire syndicale au Québec. La ligne d'action était tracée clairement : la réorganisation des structures donnait aux travailleuses et aux travailleurs une responsabilité directe dans la gouverne de la centrale.


Réal Labelle, Jean-Paul Hêtu, Jacques Dion, Paul-Émile Dalpé et Amédée Daigle
Congrès de fondation, 8 juin 1972

Depuis, la CSD progresse sans cesse en notoriété et en nombre de membres dans un contexte de pluralisme, de démocratie et de liberté. Elle grandit parce qu'elle croit en la liberté et l'intelligence de la personne. Elle s'adapte, elle innove. Elle privilégie l'autonomie de ses syndicats affiliés et reconnaît l'expertise des travailleuses et des travailleurs.

Pour en savoir plus...

Décès d'Amédée Daigle : Le dernier des trois « D » s'est éteint

Décès de Jacques Dion : La CSD perd l'un de ses pionniers

Causes et motifs de la crise exposés dans un petit manifeste intitulé Le testament
des trois « D »


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